| Bilan des courriers Un an déjà que 200 enfants sri lankais (district d’Hikkaduwa, S - O de l’île) victimes du Tsunami et des familles françaises s’écrivent… Un an qu’ils apprennent à se connaître, à appréhender leurs modes de vie respectifs, si différents… Un an d’amitié, de soutien moral et d’espoir pour permettre à ces enfants moins favorisés que les nôtres de se reconstruire et de poursuivre sereinement leur scolarité… Au Sri Lanka, cette correspondance est sous la responsabilité de Mrs Sandya Wasanthie. Elle est chargée de récupérer les lettres des filleuls, d’en assurer la traduction en anglais, de les expédier en France (1 à 2 fois par mois), de traduire en cingalais les lettres des parrains avant de les distribuer aux enfants. Régulièrement, elle réunit les familles pour faire le point sur les parrainages et leur transmettre les mises au point d’ ESF. En France, le courrier en provenance du Sri lanka est traduit en français (si nécessaire), avant d’être transmis aux parrains ; celui des parrains est traduit en anglais, avant d’être expédié au Sri Lanka (2 à 3 fois par mois). Un réseau d’une dizaine de bénévoles assurent ces traductions. Trois parrains en font partie. Fin janvier 2006, sur les 200 enfants parrainés, seuls 11 n’avaient encore jamais écrit et la majorité d’entre eux avait écrit au moins 2 lettres. Aujourd’hui, il ne reste plus que 5 enfants à ne pas avoir pris contact avec leur parrain. Leurs lettres ne devraient certainement plus tarder maintenant. En effet à la suite de la réunion qui s’est tenue à l’école de Seenigama, le 7 février dernier, les familles parrainées ont pris conscience de l’importance d’un échange régulier de courrier. La teneur des lettres peut parfois sembler sans grand intérêt, trop empreinte de misérabilisme, très répétitive et stéréotypée. Dans leur culture, écrire n’est pas habituel. Les filleuls (ou leurs parents lorsque les enfants sont jeunes)ne savent pas quoi dire. C’est pourquoi ils remercient plus qu’il n’est nécessaire et répètent parfois, d’une lettre à l’autre, les mêmes informations. Ils sont persuadés que leur mode de vie est d’une trop grande banalité et donc de peu d’intérêt, pour être décrit à des adultes, à des « inconnus » vivant à plus de 10000 km de chez eux. Ces parrains, ils les idéalisent très fortement. A leurs yeux tous les Français disposent de revenus considérables. Ainsi s’expliquent les incessantes sollicitations que l’on retrouve dans de nombreuses lettres. Pourtant grâce à ces correspondances, nous découvrons peu à peu un pays peu familier pour beaucoup d’entre nous : des informations sur l’école, le quotidien, l’alimentation, les loisirs, les croyances religieuses, les traditions, la faune, la flore, les sites touristiques...sont fréquentes. Nous ressentons aussi le soulagement pour de nombreux parents, de pouvoir assurer à nouveau correctement la scolarité de leurs enfants et de leur préparer ainsi un avenir meilleur. Nous percevons également fréquemment, la réelle gratitude de la grande majorité de familles envers les parrains. Nous décelons parfois que ces liens créés entre le filleul et son parrain, ont permis à certains d’entre eux, de commencer à faire le deuil d’événements tragiques et d’espérer à nouveau. Pour tout cela, nous considérons que le bilan de cette première année est positif. La poursuite de ce parrainage scolaire est capitale pour la majorité des filleuls et pour leur famille qui reprennent peu à peu espoir en l’avenir. Faisons preuve à leur égard d’une certaine tolérance et continuons à les soutenir en leur écrivant régulièrement. |
![]() |
![]() |
| Réunion avec les familles Le 7 février, nous regroupons à l’école de SEENIGAMA les familles des enfants parrainés. 150 personnes sont venues au rendez-vous sous le préau bâché de la cour centrale de l’école. Le bourdonnement fort des conversations s’arrête net à notre entrée et tout le monde se lève.. Quelle émotion devant tant de respect témoigné ! Sur ordre de Sandya, l’assemblée s'asseoit et nous prenons la parole, face à une écoute attentive et presque muette. Des mamans pleurent lorsque Renuka jusqu’alors responsable de la mise en place des parrainages annonce qu’elle cède sa place à Sandya : témoignages d’affection et de gratitude.A la fin de la réunion, des mamans viennent nous parler la plupart du temps avec en main le livret d’épargne de la Banque : compte tenu de leurs conditions de vie, l’argent du parrainage représente pour la majorité d’entre elles, un élément vital. Nous les encourageons à écrire aux parrains/marraines afin de nouer ce lien affectif tellement précieux pour la majorité d’entre vous. Visites aux familles Comme certains d’entre vous ont eu le plaisir et la chance de le constater : la disponibilité de Sandya pour nous conduire dans chaque maison est infinie. Inlassablement, elle nous guide dans la jungle environnant les écoles, entassés à 3 voire 4 dans le tuk tuk jusqu’à ce que nous criions grâce accablés par la fatigue et l’intense chaleur moite qui enveloppe déjà l’île à cette période. Nous avons pu lors de ces visites juger de l’importance des parrainages. Nous avons appris à distinguer misère et pauvreté. Certes, toutes les familles sont pauvres au sens où nous l’entendons chez nous en France, mais lorsqu’un problème de maladie intervient chez le père de famille (souvent le seul à travailler et le plus souvent de façon aléatoire) la misère s’installe. Nous sommes confrontés aux larmes de la mère de famille qui n’a pas d’argent pour aller voir son époux à l’hôpital, pas d’argent pour acheter des médicaments. Souvent illettrée, elle est dans l’incapacité de comprendre la prescription du médecin… |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
Agissez
|
|
Espoir en Images
|
|
Actualité
Des enfants attendent L 'Orchestre Espoir sans Frontières
"Qu'ils l'expriment ou qu'ils le vivent, ceux qui côtoient l'Art vont mieux.
Le geste humanitaire doit en être imprégné au même titre que la nourriture, le soin, ou l'éducation.
C'est une donnée vitale pour l'équilibre de l'Homme.
A Espoir sans Frontières il convient de faire ainsi pour apaiser, pour espérer, pour éclairer" Annie Vallée |
© Copyright Espoir sans Frontières 2010
Ce site a été généreusement réalisé par Malo Jaffré